Trois musiciens questionnent avec humour et finesse le rôle de l’art comme arme d’exclusion sociale, mêlant improvisation anarchiste et réflexion politique.
L’art est-il, de fait, une arme d’exclusion massive ? Dans la dérive d’une soirée délirante, trois musiciens s’emparent de cette question épineuse, avec finesse et humour. Et en musique évidemment.
L’anthropologue David Graeber est formel : aux États-Unis, les classes populaires ont davantage d’aversion pour les artistes que pour les chefs d’entreprise. Pourquoi un réparateur de climatiseur du Nebraska ne rêvera jamais que sa fille devienne artiste — ce qui reste possible —, alors qu’il la rêvera souvent en dirigeante de multinationale, de compagnie pétrolière ou d’assurances — tout en sachant très bien que cela n’arrivera jamais ? Jouant avec les idées de David Graeber, trois artistes venus d’horizons différents évoquent leur enfance, parcours, concours et expériences — et leurs relations avec cette nébuleuse qui n’est ni artiste, ni public.
La création musicale peut-elle être libre comme une improvisation anarchiste ? Savoureux, iconoclaste et parfois ravageur, ce spectacle le démontre avec bonheur.
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𝗝𝗲𝘂. 𝟭𝟮 𝗺𝗮𝗿𝘀 𝟮𝟬𝗵𝟯𝟬, 𝘃𝗲𝗻. 𝟭𝟯 𝗺𝗮𝗿𝘀 𝟭𝟵𝗵
Tarifs de 5€ à 25€, 15€ avec la Carte
Durée 1h15
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𝗔𝘂𝘁𝗼𝘂𝗿 𝗱𝘂 𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗮𝗰𝗹𝗲
𝗝𝗲𝘂. 𝟭𝟮 & 𝘃𝗲𝗻. 𝟭𝟯 𝗺𝗮𝗿𝘀 | Théâtre d'Orléans, bar La Passerelle
Situé à l’étage, juste au-dessus du Café du Théâtre, le bar sera ouvert 1h avant et 1h après les représentations. Venez déguster de petits encas ou boire un verre. Aux commandes, l'association des Cheerleaders de l’Université d’Orléans (A.C.U.O). Les recettes de ce bar éphémère soutiendront la réalisation de leurs projets.